|
La
Bataille, du 7 au 11 juin
«
…Se frayer un chemin parmi les morts et les vivants, amis et ennemis entremêlés,
ne pas sauter sur les mines, se battre au corps à corps pour forcer le passage,
le tout sous une pluie de mitraille, arrosé aux lance-flammes, dont les lueurs
rougeoyantes trouant l’obscurité ajoutaient au spectacle quelque chose de
diabolique… ».
« …Je ne parlerai pas des cris inhumains accompagnant cette sortie démentielle
; couleurs et bruits forment dans mon souvenir un tout étroitement lié qui
m’amène au bout de longues heures, harassé, mort de soif et de fatigue, ivre de
bruit, de l’odeur du sang, couvert de poux, le visage mangé de crasse et de
barbe, hors de ce charnier, sans savoir où m’avait conduit cette marche aveugle
et rampante… ».
Témoignage du Légionnaire
Alberto RACHEF, de la Compagnie MESSMER, à propos de la sortie de vive force :
A partir du 6 juin, Rommel assiège Bir
Hakeim avec plus de 30000 combattants, 270 pièces d’artillerie de 75 à 210mm
et 350 chars (90° Légère, Ariete, Pavia, partie de la 15° Pz…). On se bat à
1 contre 10….
7 juin : Dimanche. Quelques tirs
d’artillerie, retour des Stukas. Les concentrations ennemies se
poursuivent. L’investissement est complet. Les patrouilles sont devenues
impossibles.
8 juin : un convoi est passé dans
la nuit. A 7h30, commence une intense préparation d’artillerie, ponctuée de
bombardements aériens massifs. Les assauts d’infanterie se succèdent à
partir de 10h30. Les assaillants s’emparent de l’observatoire
d’artillerie au Nord Ouest de la position retranchée.
9 juin : le même scénario se
poursuit. La position n’est pas investie par les forces ennemies, malgré les
nombreux assauts. Les forces de résistance commencent à s’épuiser.
10 juin : il a été décidé
d’évacuer la position la nuit suivante, car il n’est pas question de se
rendre ! La résistance de Bir Hakeim exaspère l’ennemi. Un assaut
furieux, vers 12h, est repoussé grâce à l’intervention des chasseurs de
la RAF. A 13h, 100 Stukas, en une seule vague, viennent larguer
100 tonnes de bombes…
A la limite de ses capacités de
résistance,
la 1ère BFL effectue une
sortie de vive force dans la nuit du 10 au 11 juin
nuit du 10 au 11 juin : Préparée
dans une grande discrétion par nuit noire, la sortie a finalement lieu vers
minuit par la porte Sud. L’ennemi éclaire le champ de bataille. Il faut
payer chèrement le passage.Pendant plusieurs heures, la mêlée est intense,
propice aux initiatives, aux actes de bravoure, au milieu des champs de
mines qu’il faut traverser et des trois lignes successives de positions
allemandes où on passe au corps à corps. Puis il faut prendre l'azimut
213 pour rejoindre la balise 837 à 12 km, où est prévu le recueil
par les camions et les ambulances britanniques.
Finalement il fallut plusieurs heures
pour réaliser une opération qui représente 70% des pertes de la 1ère
BFL au cours de la bataille de Bir Hakeim.
From the 6th
June, Bir Hakeim was surrounded by more than 30000 men,
350 tanks
and 270 artillery field guns (75 to 210 mm)
of the 90th
Light, Ariete, Pavia and 15th Pz Divisions.
The combat
ratio was 10:1.
7 June.
Sunday. Several artillery bombardments and the return of the Stukas.
The enemy continues
to concentrate and, finally,
surrounds the position. Patrols can no longer be mounted.
8 June.
A convoy is able to cross the enemy lines during the night. AT 0730 hours
heavy ground
artillery and aerial
bombardments prepare the position for the enemy infantry assaults, which
begin at 1030 hours. The enemy captures the French artillery observation
post to the North-West of the trenches.
9 June.
Enemy action continues. Resistance begins to falter in the face of repeated
enemy assaults yet the position remains firm.
10 June.
The decision to evacuate the position that night is taken as there is no
question of surrender. The resistance of Bir Hakeim has confounded
the enemy. A fierce assault, around 1200 hours, is repulsed thanks to RAF
Fighter Ground support. At 1300 hours, a single
wave of 100 Stukas drop 500 tons of bombs.
At the end
of its capability to resist,
the 1st BFL breaks out in force during the night of 10 to 11 June.
Night of 10 to 11
June. In the darkness,
the need for discretion saw the breakout begin finally around midnight. The
enemy illuminates the battlefield which causes heavy casualties. The
situation called for intense bravery, individual initiative and hand-to-hand
fighting to break-trough the 3 successive German lines before the Free
French Forces were able to orientate themselves along 213°
and successfully reach the secure RV – Point 837 – 12 km away. Here, the
British lorries and ambulances met them.
These few hours
of fierce combat accounted for 70% of all
1 BFL losses during the Bir Hakeim battle.

-
1
-
2 -
3
-
4 -
5
-
6 -
7
-
8 - 9 -
10 -
11 -
12 -
|